Un véhicule reprogrammé passe-t-il le contrôle technique ? Pour répondre, il faut regarder ce que vérifie le contrôleur : les émissions polluantes, les systèmes antipollution et les voyants. C’est précisément ce à quoi une reprogrammation sérieuse ne touche pas.
Ce que vérifie le contrôle technique en matière de pollution
Depuis la réforme de mai 2018, le contrôle technique des véhicules légers accorde une place importante à la pollution. Le contrôleur mesure les émissions à l’échappement (opacité des fumées pour un diesel, analyse des gaz pour un essence), vérifie la présence et l’état des systèmes de dépollution, et contrôle l’état des voyants du tableau de bord, dont le voyant moteur.
Un filtre à particules absent ou vidé, une vanne EGR neutralisée, un système AdBlue désactivé : ces situations peuvent conduire à une contre-visite. Elles sont surtout interdites pour un véhicule qui circule sur la voie publique.
Pourquoi nous ne touchons jamais à l’antipollution
Notre travail consiste à optimiser les réglages du moteur : injection, suralimentation, allumage. Nous ne supprimons ni ne désactivons aucun dispositif de dépollution, sur aucun véhicule. Le filtre à particules, la vanne EGR et le système AdBlue continuent de fonctionner comme à l’origine.

Préparer le contrôle technique
- Entretien à jour : filtre à air, huile, bougies sur un essence. Un moteur encrassé pollue davantage, reprogrammé ou non.
- Aucun voyant allumé : si un voyant moteur s’allume, faites-le diagnostiquer avant le contrôle.
- Un trajet avant le contrôle : un diesel qui a roulé quelques kilomètres sur route, moteur chaud, se présente dans de meilleures conditions pour la mesure d’opacité.
Les poids lourds et véhicules professionnels
Les poids lourds, bus et autocars passent un contrôle technique annuel, qui comprend lui aussi des vérifications liées à la pollution. La règle est la même : les systèmes antipollution restent en place et fonctionnels.
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